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les Biohackers :la biologie folle
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BIO-
TERRORISME

Michele S. Garfinkel souligne que, dans un avenir proche, le risque d'usage malveillant de la BS s'accroîtra, à cause de l'accélération des progrès de la technologie et de son accessibilité de plus en plus grande Cette scientifique estime que le risque reste limité dans les cinq prochaines années, car la fabrication de virus très pathogènes, dont le génome est déjà connu, demeurera une opération plus difficile que leur obtention de façon naturelle ou dans les stocks des laboratoires.

En revanche, dans les dix années à venir, ils sont convaincus qu'il sera plus facile de synthétiser la plupart des virus pathogènes que de les obtenir en les isolant de la nature ou en les subtilisant dans un laboratoire sécurisé.


Avis pour echoslogiques.com

Vous pouvez l'appeler


Biopunk, DIYbio, biologie de garage, biohacking,

mais, quelque soit le nom qu'on lui donne

la biologie "open source" est désormais à portée de main .

Sa dissémination épouvante les uns , enchante les plus optimistes mais risque bien de changer la face du monde

Les technologies du vivant sont amenées à prendre une importance grandissante au cours des prochaines décennies, tant dans les vies individuelles que dans les choix de société. Clonage et transgénèse sont la partie émergée d’un ensemble de pratiques naissantes, amenées à se diversifier, et répondre à des demandes de plus en plus nombreuses,

Biohacking est un néologisme contractant le terme "Biotechnologie" qui se caractérise par l’expérimentation génétique del’ADN et donc du vivant, et le terme " Hacking "( souvent associé au piratage) qui se comprend ici, comme bidouillage ou bricolage .En d’autre termes, le biohacker est un amateur qui expérimente les possibilités du génome .

Ces innovations sont basées sur les principes de la transgénèse (mutation génétique) mais pourraient encore évoluer grâce aux progrès des nanotechnologies et de la bioinformatique.
Dans le cadre officiel , cette forme de convergence suscitent déjà des polémiques d’ordre éthiques à cause de la notion de "brevetage du vivant" .

Les biologistes amateurs ou biohackers tentent de créer un vaste réseau à travers le monde afin de partager leurs connaissances et découvertes et de diffuser le plus largement possible le "savoir génétique" acquis au fil de leurs expérimentations. Cette communauté reste assez peu connue, mais souffre déjà de son image dans les rares médias qui en parlent. Les "apprentis-sorciers" sont soupçonnés (bien souvent à tort) de ne pas respecter les réglementations très strictes en matière de génie génétique.

Il faut dire qu'ils agissent en dehors de tout cadre de contrôle des autorités sanitaires, ces dernières n'étant pas du tout adaptées .Alors, face aux risques de dérapage , cette révolution génétique suscite bien des peurs .

Certains biohackers (très marginaux heureusement) ont déjà affirmé avoir relâché dans la nature des organismes vivants génétiquement modifiés, et ce sans autorisation. Ce qui pose bien sûr de sérieux problèmes éthiques. Toutefois, la plus grande crainte réside dans le potentiel bioterroriste.

Néanmoins, on ne saurait réduire le bio-hackerisme au bio-punk, pas plus qu'on ne saurait réduire le hackerisme informatique au piratage. Le hackerisme informatique est avant tout constitué d'ingénieurs, de chercheurs, d'universitaires . De même, les biohackers sont avant tout des universitaires et des chercheurs. .

Kay Aull, une grande fille simple et souriante, est venue spécialement de Boston. Elle demande à un habitué de Noisebridge, de cracher dans un tube de verre. Puis elle lui ordonne de verser dans le tube une pincée de sel, une goutte de liquide vaisselle, du jus de pamplemousse et un doigt de rhum. Au bout de quelques instants, des filaments blanchâtres montent à la surface : "C'est ton ADN, tu viens de l'extraire de ta salive. Tu peux le sortir du tube avec un cure-dents." Tandis que la petite foule applaudit, Kay explique ce qui vient de se passer : "Pour simplifier, le détergent casse la paroi des cellules, le sel amalgame l'ADN, le pamplemousse neutralise les protéines qui pourraient l'endommager et l'alcool le chasse vers la surface."

Pour un biologiste professionnel, cette expérience est totalement banale, mais Kay et sa bande ont remarqué ses vertus pédagogiques : "Le grand public considère le génie génétique comme une activité quasi magique, réservée à une élite intellectuelle. D'autres pensent qu'on peut la mettre en œuvre uniquement dans des laboratoires ultrasophistiqués coûtant des milliards de dollars. C'est faux. Nous devons aussi répondre à tous ceux qui prêchent l'obscurantisme" et pour qui les manipulations génétiques et les OGM sont un crime contre la nature ou contre la volonté divine. "Or, là, quand vous voyez votre ADN apparaître grâce à des ingrédients aussi familiers, une énorme barrière psychologique tombe d'un seul coup."

L'association BiologiGaragen fondée par de jeunes étudiants est la première de son genre au Danemark. Elle s'attache à promouvoir la biologie "open source" et la dissémination des connaissance notamment à travers des expositions interactives présentant des expériences qui requièrent très peu de matériel et des connaissances basiques pouvant ainsi être reproduites à la maison par n'importe qui et dont les résultats peuvent bénéficier à tous.

Elle s'était notamment fait connaître début 2013 grâce à plusieurs séances de démonstration au Medical Museion de Copenhague durant lesquelles le public était invité à réaliser plusieurs expériences, extraction de d'ADN, par exemple, à partir de matériel de laboratoire de récupération ou encore d'ustensiles de cuisine.




Le début du pire

Une société de biologie participative suédoise, BioNyfiken, vient de s’associer à Kaspersky, pour réfléchir et tester la possibilité de connecter des personnes humaines à internet, via l’implant d’une puce électronique sous la peau. BioNyfiken n’en est pas à son coup d’essai : au début de l’année, le groupe avait fait parler de lui pour s’être associé à une entreprise en proposant aux salariés volontaires de se faire implanter ce type de puce dans la main ; grâce à cette puce, les employés peuvent ouvrir les portes dans le bâtiment, payer à la cantine, faire des photocopies, et même, via une connexion au smartphone, disposer à tout moment d’une carte de visite et de leurs données personnelles liées à l’entreprise, par l’intermédiaire de la puceLa moitié des employés ont accepté !

la première « Implant party » en France

De quoi s’agit il ? La réponse dans le texte présentant la conférence. Extraits : « La tendance croissante et internationale des implants NFC arrive en France. A l’occasion de Futur en Seine, le collectif de biohackers suédois Bionyfiken organise une « implant party » samedi 13 juin à 19h dans l’auditorium de la Gaité lyrique. L’heure des cyborgs est-elle venue ? Si l’expérimentation vous intrigue plus qu’elle ne vous effraie, cette soirée-débat sera l’occasion de sauter le pas puisque se déroulera en simultané une séance de pose d’implants NFC avec un praticien certifié. Etes-vous prêts à vous faire poser un implant NFC et à partager votre expérience ? Pour mieux comprendre cette expérimentation, nous réunissons plusieurs penseurs, activistes ou experts, pour discuter des usages et des implications futures de la technologie des implants NFC. Que peux-t-on faire avec un implant ? Les exemples vont du déverrouillage automatique de portes ou de téléphones à l’utilisation d’applications, de supports numériques et même de cartes bancaires sans mots de passe. (Un concept novateur, la CB avec mot de passe?? NDLR) Comment se fait-on implanter ? Un professionnel français du perçage sera présent et proposera la pose de ses implants aux curieux. La procédure est simple, peu coûteuse et indolore, et pratiquée dans les meilleures conditions d’hygiène. »

NYCTALOPE

Conférer à l’homme une vision nocturne aussi efficace que celle d’un chat ?

C’est l’idée folle que vient d’expérimenter un groupe de biohackers américains indépendant, Science for the Masses. Et ils ne se sont servi d’aucun dispositif externe de type lunettes ou lentilles de contact.

Non, l’idée est bien sûr de modifier directement le fonctionnement des yeux pour leur permettre de voir dans le noir. Comment ? En injectant une solution liquide directement dans les globes oculaires. Et ça marche, à en croire l'étude rédigée par ces chercheurs indépendants de toute université ou institut de recherche.

Le cobaye qui a eu l'insigne honneur de recevoir ce "traitement" de choc est d'ailleurs l'un des deux auteurs de cette publication en "creative commons". Sous la surveillance de son collègue, Jeffrey Tibbetts, l'expert médical du groupe de biohacking, Gabriel Licina s'est donc prêté à l'expérience. Il s'est fait injecter dans chaque œil une solution liquide à base de chlorine e6 (Ce6), une molécule chimique aux propriétés photosensibilisatrices. Substance qu'on retrouve notamment chez des poissons vivant dans les eaux profondes où la lumière ne parvient pas. Autrement dit, cette molécule permet de mieux sensibiliser les surfaces à la lumière. Elle est notamment utilisée pour lutter contre certains cancers dans le cadre de stratégies thérapeutiques dites de photochimiothérapie. Le résultat le plus frappant avant l'expérience, c'est le noir qui a envahi tout le fond de l'œil de Gabriel Licina.

Vers quelles dérives allons-nous si le dernier des cons peut jouer à créer des FRANKENSTEIN