ecologie

La DEFORESTATION

Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.
François René de Chateaubriand




Ecrivez-nous miniter echos logiques retour à l'Accueil miniter echos logiques La METEOminiter echos logiques C'est quoi BIO?miniter echos logiques





METEO

ET SI ...

Durant la Conférence de Copenhague , les Etats-Unis, le Japon, la France, la Grande-Bretagne, la Norvège et l'Australie s'étaient engagés sur 3,5 milliards de dollars spécialement dédiés à la lutte contre la déforestation sur trois ans, de 2010 à 2012. Pour passer des intentions aux actes, la France et la Norvège avaient organisé une Conférence internationale sur les grands bassins forestiers : on y a parlé argent. Les six grands pays bailleurs ont été invités à aller au-delà des efforts annoncés. Après Londres et Oslo, Berlin et Madrid pourraient s'aligner sur la France, ce qui permettrait d'approcher des 2,3 milliards de dollars souhaités... chaque année.
Les USA ??? non eux , ils causent , parfois , pour la photo , ils promettent


miniter


La Déforestation rend parfois les animaux dangereux

dans la province d'Aceh, au nord de l’île de Sumatra en Indonésie, deux femmes ont été piétinées à mort par deux éléphants.

Six autres villageois ont réchappé de justesse à l'attaque. Quelques jours plus tôt, plus au sud de l'île, un paysan récoltant du caoutchouc avait été tué par deux tigres de Sumatra. Trois victimes en une semaine dans une région où la cohabitation entre humains et animaux devient de plus en plus difficile. En cause : la déforestation.

Les deux femmes tuées se trouvaient en effet dans un champ illégalement déboisé
dans lequel les éléphants ont pénétré en sortant de la jungle. "La principale raison de ces conflits hommes-animaux est la perte d'habitat" des grands mammifères, chassés par le déboisement, le développement des plantations, notamment de palmiers à huile, et des mines, assure Arnold Sitompul, de l'ONG Elephant Forum. Les animaux se réfugient alors à l'orée des forêts et, pour se nourrir, pénètrent dans les champs, ce qui irrite et parfois terrorise les paysans.

qu'ignorons-nous encore?

Un groupe de chercheurs conduits par le biologiste Christian Rabeling, de l’Université du Texas à Austin, a par hasard déniché une discrète fourmi souterraine qui pourrait être un des ancêtres de toutes les variétés contemporaines. Cette fourmi a semblé si curieuse à ses découvreurs qu'ils l'ont baptisée Martialis, c'est-à-dire de Mars, créant ainsi au passage un genre nouveau. Martialis heureka, de son nom complet, ne mesure que 2 à 3 millimètres et vit dans, ou plutôt sous, la forêt amazonienne. Cet insecte est complètement aveugle, sans pigment, et sa tête est prolongée d’une mandibule démesurément longue. Ainsi accoutrée, elle est parfaitement adaptée à une vie entièrement souterraine, un des motifs de son incognito… jusqu’à aujourd’hui.

blague
(oui... mauvaise!)

vous aussi sauvez un arbre!! mangez un castor!!!
La déforestation est une tendance mondiale alarmante.

Vaste sujet d'inquiétude aux causes et aux effets très divers
Environ 130 000 km² sont déboisés chaque année, plus du tiers de la superficie de la france.

Perte nette annuelle, après régénération et nouvelles plantations : 80 000 km². Particulièrement concernés, les trois principaux bassins forestiers du Sud : l’Amazonie, l’Afrique centrale et la zone Malaisie/Indonésie.



A M A Z O N I E


Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a signé en 2008 à Rio un décret de création du "Fonds amazonien", un fonds qui pourra percevoir jusqu'à 21 milliards de dollars de dons d'ici à 2021, pour investir dans la préservation de la forêt amazonienne.

"Le Brésil assumera toutes ses responsabilités face à son devoir de protéger l'Amazonie. Il revient au Brésil et à lui seul d'assumer la souveraineté sur son territoire", a déclaré Lula en signant le document au siège de la Banque nationale de développement économique et social .

Lula a dit que le Brésil devait faire de son environnement un atout au sein des forums internationaux.

"Aujourd'hui tout le monde comprend que dans des discussions internationales notre carte postale qui est l'Amazonie pèse; la détruire irait contre nos intérêts", a affirmé Lula qui n'a pas épargné les critiques aux "pays riches qui parlent comme s'il étaient propriétaires de l'Amazonie".

"Mais je peux répondre que je viens d'un pays où 64% des forêts naturelles sont sur pied, qui peut en dire autant au sein du G8", a-t-il ajouté.

Selon la BNDES qui percevra, administrera les dons et suivra les projets, la limite des contributions pour la première année à été fixée à un milliard de dollars.

Le Fonds amazonien est destiné à des financements à fonds perdus d'actions servant à la lutte contre les déboisements. Il financera aussi des projets de préservation et de développement durable de la forêt amazonienne proposés par le ministère de l'Environnement.

D'après Eduardo de Mello, chef de la direction de l'environnement de la BNDES, plus le Brésil réussira à protéger la forêt, plus il obtiendra de ressources.

Le premier don prévu sera accordé par le gouvernement norvégien, à hauteur de 100 millions de dollars, en septembre prochain, a indiqué pour sa part le ministre de l'Environnement Carlos Minc.

M. Mello a expliqué à la presse que les éventuels donateurs ne bénéficieront pas de contrepartie telles que des exemptions d'impôts ou des crédits-carbone.

"Les dons sont volontaires et il n'existera aucune ingérence des donateurs sur l'utilisation des ressources", a-t-il précisé .

Il a ajouté que d'autres pays, des entreprises et des banques avaient manifesté leur intérêt pour cette initiative.

Jusqu'à 20% des ressources du Fonds amazonien pourront être attribuées à des projets de préservation d'autres écosystèmes brésiliens mais aussi à d'autres pays tropicaux.

A F R I Q U E



Chaque année, l'Afrique perd quatre millions d'hectares de forêt, une régression plus de deux fois supérieure à celle connue en Amazonie, plus médiatisée. L'aridité, elle, progresse. Pourtant, les efforts réalisés ici ou là montrent des effets bénéfiques très nets.

En Ouganda, les glaciers des monts Rwenzori ont réduit leur volume de 50% entre 1987 et 2003.

  • Agriculture et collecte de bois de chauffage (abattages sans replantages) ont provoqué la disparition d’une grande partie de la forêt d’épineux du sud de Madagascar entre 1973 et 2003.
  • En République Démocratique du Congo, l’expansion des routes commencée en 1975 a été suivie de l’élargissement des corridors de déforestation Aujourd’hui, de nouvelles routes, toujours plus nombreuses, favorisent la chasse à la viande de brousse et risquent de porter atteinte à la biodiversité
  • Le maquis du nord du Cap, aussi dénommé fynbos ce qui signifie buisson fin en Afrikaans et représente plus de 6.000 espèces florales soit 80% de la variété végétale de la région dont de nombreuses plantes que l’on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde, disparaît. Activités agricoles et prolifération des banlieues depuis 1978 ont progressivement, mais rapidement remplacé ces écosystèmes par le béton ou la monoculture.
  • Dans l’ouest du Soudan, l’écosystème fragile des montagnes Djebel Marra ne résiste pas à l’afflux de réfugiés fuyant la sécheresse et les conflits du Darfour voisin.

La région montagneuse du Djebel Marra.

trente-six années d’expansion démographique,aggravant la croissance des villes qui remplacent peu à peu la campagne verdoyante, l’empiètement régulier des exploitations agricoles sur les zones protégéesqui réduisent celles-ci, mais aussi la dérive des polluants au-delà des frontières des pays qui en sont responsables, la pression sur l’environnement provoquée par les camps de réfugiés, etc. ont fait de cette région une des région les plus sinistrée

Des signes positifs, tout de même…

Un effort réel de gestion de l’environnement est néanmoins perceptible dans de nombreux cas, entre autres :

  • Les mesures prises contre le surpâturage dans le parc national du Sidi Toui (sud de la Tunisie) a permis un spectaculaire rebond de l’écosystème naturel. L’oryx gazelle , en voie d’extinction , a ainsi pu y être réintroduit.
  • Les inondations naturelles saisonnières des plaines Kafue en Zambie, capitales pour la fertilité des sols, ont pu être rétablies par une meilleure gestion du barrage Itezhi-tezhi.
  • Un effort politique a permis de réduire l’exploitation forestière du mont Kenya, dont les conséquences s’avéraient néfastes sur le captage de l’eau et la production d’hydroélectricité.

Achim Steiner, sous-secrétaire général des Nations Unies et directeur exécutif du PNUE, se réjouit de constater que dans les zones où la dégradation des terres a été contrée et où les zones naturellement humides reviennent, les arbres sont en nette augmentation. La revitalisation des terres effectuée dans la province de Tahoua, au Niger, a généré une augmentation de la densité arboricole dans un rapport de 1 à 10, voire 20 par rapport aux années 1970.

Les défis pour le futur

De nombreux pays africains, conscients du problème, ont considérablement augmenté le nombre de leurs zones protégées. On en compte maintenant plus de 3.000. Mais les grands soucis majeurs restent la perte des forêts, préoccupation principale de 35 pays comme la République Démocratique du Congo, le Malawi, le Nigeria et le Rwanda La dégradation des terres préoccupe aussi de nombreux gouvernements, tels ceux du Cameroun, d'Erythrée et du Ghana.

Le résultat de ces actions et de la pression exercée par l’Homme sur l’environnement est à peine concevable. Lorsqu’on parle de déforestation, l’Amazonie est généralement citée en exemple avec la destruction de 1,7 million d’hectares de forêts par an. Pourtant, en Afrique, ce sont 4 millions d’hectares qui disparaissent chaque année dans l’indifférence générale.



MALAISIE et INDONESIE


La Forêt Indonésienne
Il est établi que 98% des forêts tropicales d’Indonésie pourraient disparaître d’ici 2022, mettant en danger toute la faune qui dépend de cet écosystème, et particulièrement l’orang-outang, qui est le plus menacé des grands singes. L’orang-outang de Bornéo (45.000 à 69.000 individus selon les dernières estimations) est classé en danger d’extinction par l’UICN alors que l’orang-outang de Sumatra (7.300 individus) est classé en danger critique d’extinction. Ce primate n’est hélas pas le seul animal à pâtir de cette situation.

On recense ainsi seulement 400 à 500 tigres de Sumatra, 300 rhinocéros de Sumatra, et les deux sous-espèces forestières de l’éléphant d’Asie, qui vivent à Bornéo et Sumatra, connaissent également une réduction alarmante de leurs effectifs


Pour répondre aux besoins du marché mondial du bois l’industrie forestière procède à des coupes sauvages, et donc illégales, au sein de la forêt primaire. Pire encore, les bûcherons n’hésitent pas à pénétrer dans les parcs nationaux protégés pour y abattre davantage d’arbres.

A court terme, cette exploitation intensive pourrait sonner le glas des parcs. L’Europe, l’Asie et l’Amérique du nord sont les principaux marchés pour le bois en provenance d’Indonésie.

La biodiversité et les communautés locales sont les premières victimes de ce désastre qui ne profite, dans une large majorité qu’aux compagnies forestières, c’est-à-dire les multinationales.

Les forêts d’Asie du Sud-Est rendent à l’humanité de nombreux services notamment grâce à leur capacité de stockage du carbone et à leur capacité à réguler le climat. Elles constituent surtout le lieu de vie des populations locales et des peuples autochtones, qui en dépendent aussi bien pour leur alimentation, leur approvisionnement en eau potable, leur médecine ou leur spiritualité. L’archipel indomalaisien abrite des centaines de communautés indigènes qui vivent de la forêt depuis des milliers d’années. Sur 216 millions d’indonésiens, 100 millions de personnes qui dépendent des forêts sont directement menacés par la déforestation.

Le rythme de déforestation a reculé au cours des dix dernières années dans le monde, a indiqué le 25 mars la FAO, à l'occasion de la présentation de son rapport quinquennal sur la situation forestière.
Les forêts couvrent aujourd'hui un peu plus de 4 milliards d'hectares soit 31% de la superficie émergée de la planète. Plus de la moitié est concentrée dans cinq pays : la fédération de Russie, Brésil, Canada, États-Unis et Chine.
Selon l'étude portant sur la période 2000-2010, 13 millions d'hectares de forêt ont disparu par an, contre 16 millions d'hectares par an dans les années 1990. La perte nette annuelle a représenté 5,2 millions d'hectares dans les années 2000 - soit l'équivalent de la surface du Costa Rica - contre 8,3 millions lors de la précédente décennie.

L’extension de la culture de palmier à huile est considérée comme la principale menace actuelle et à venir pour les forêts d’Asie du Sud-Est : en Malaisie, le développement des plantations de palmier à huile est responsable de 87% de la déforestation entre 1985 et 2000.

En 2020, en Indonésie, la superficie des plantations de palmiers à huile pourrait avoir triplé et atteindre 16,5 millions d’hectares.

La culture du palmier à huile est une culture d’exportation : l’Europe est le premier importateur mondial d’huile de palme, un ingrédient discret que l’on retrouve dans de très nombreux produits alimentaires ou d’utilisation courante.

L’extension massive des cultures de palmier à huile pour la fabrication d’agrocarburants pourrait entraîner la destruction des dernières forêts primaires d’Asie du Sud-Est.

Le succès de l’huile de palme

Toutes les 10 secondes, une superficie de forêt équivalente à un terrain de football disparaît en Indonésie, menaçant la biodiversité et les populations locales qui en dépendent notamment pour leur alimentation. 90% des forêts mondiales sont concentrés dans 44 pays. Parmi eux, l’Indonésie, qui possède aussi près de 80% des dernières forêts tropicales primaires d’Asie du sud-Est, est celui dont le rythme de déforestation est le plus rapide au monde. De nombreuses causes sont à l’origine de cette situation, néanmoins, l’extension de la culture de palmier à huile est considérée comme la plus importante, avant même l’exploitation des forêts pour le bois et la pâte à papier.

En 2005, l’Indonésie et la Malaisie ont, à elles seules, été à l’origine de 86% de la production mondiale d’huile de palme. Entre 1985 et 2000, le développement des plantations de palmier à huile a été responsable de 87% de la déforestation en Malaisie. Parfaitement adaptée à différents usages, cette huile végétale est utilisée dans la production d’un grand nombre de produits d’usage quotidien dans des secteurs aussi divers que l’alimentaire, les cosmétiques ou les produits ménagers. La demande d’huile de palme a été multipliée par six depuis le milieu des années 80.