Ecrivez-nous miniter echos logiques retour à l'Accueil miniter echos logiques La METEOminiter echos logiques C'est quoi BIO?miniter echos logiques



l'huile de palme

CASINO renonce

Le groupe Casino montre le bon exemple et retire l’huile de palme de l’ensemble de ces produits de marque Casino. Un changement suite à une nouvelle polémique en France sur l’huile de palme. Plusieurs reportages à la télévision française dénonçaient les méfaits de l’huile de palme au point de vue de la santé et de l’environnement.

Un choix judicieux de la part de ce groupe français, ils profitent de l’actualité pour communiquer sur leur aspect nutritionnel et environnemental. Cependant la composition des produits de la marque Casino n’est toujours pas parfaite, on retrouve sans doute des additifs alimentaires, des résidus de pesticides ou bien encore des OGM dans les produits alimentaires de cette marque.

Mais nous ne pouvons qu’encourager ce type d’initiatives de la part du groupe Casino qui est l’un des premiers groupes de la grande distribution français.Le leader sur le marché français des surgelés, Findus France, a annoncé, le 25 Mars dernier, qu’elle serait la première entreprise française à supprimer complètement l’huile de palme de ses produits

NESTLE renonce aussi

Le groupe Nestlé a depuis annoncé qu'il n'utilisera plus d'huile de palme issue des forêts indonésiennes.

FINDUS RENONCE

Le leader sur le marché français des surgelés, Findus France, a annoncé, le 25 Mars dernier, qu’elle serait la première entreprise française à supprimer complètement l’huile de palme de ses produits

Le leader sur le marché français des surgelés, Findus France, a annoncé, le 25 Mars dernier, qu’elle serait la première entreprise française à supprimer complètement l’huile de palme de ses produits.

Forte de ses engagements pour le développement durable, cette nouvelle annonce du géant français du surgelé s’insert dans le cadre des objectifs du Grenelle de l’environnement pour la biodiversité, et une belle manière de marquer son engagement pour cette année 2010, proclamée année Internationale pour la Biodiversité par l’ONU.

Findus France fait aussi, ainsi, figure d’exception sur le marché français. Ce résultat est l’aboutissement d’une politique responsable et durable engagée depuis plusieurs années par l’entreprise.

UNILEVER PERSISTE

En revanche, le géant anglo-néerlandais de l'agroalimentaire et des cosmétiques Unilever a indiqué qu'il continuerait à importer d'Indonésie 65% de ses acquisitions mondiales d'huile de palme, en dépit des risques de déforestation dans le pays.

On connait la propension des néerlandais à donner des leçons de bonnes conduite...

L'huile de palme, extraite par pression à chaud de la pulpe des fruits du palmier à huile (Elaeis guineensis), est l'huile végétale la plus consommée au monde (25 %) (42 millions de tonnes sur douze mois en 2008-2009 selon l'USDA).

Ingrédient traditionnel des cuisines d'Afrique, d'Amérique du Sud ou d'Asie, elle est désormais surtout utilisée par l'industrie : 80 % dans l'agroalimentaire, 19 % pour les cosmétiques et 1 % pour les biocarburants. La moitié des aliments transformés en contiennent, car elle leur confère du moelleux et facilite leur conservation.

Mais l'huile de palme est surtout préférée pour son faible coût de production. Le rendement à l'hectare du palmier à huile est en effet dix fois plus élevé que celui du soja. 100 kg de fruits donnent environ 22 kg d'huile .

Un palmier à huile donne des fruits douze mois sur douze, deux fois par mois, et peut produire jusqu'à 25 à 35 ans. Cependant vers 20 à 25 ans, les palmiers deviennent trop hauts et il devient difficile de cueillir les noix de palme; les arbres sont alors coupés et leur bois est récupéré. L'huile de palme brute est le produit végétal le plus riche en ß-carotène, ce qui lui donne une teinte jaune orangé à rouge selon sa concentration en caroténoïdes. La cuisson détruit ces molécules : elle devient blanche après avoir bouilli plusieurs minutes. Sa richesse en acides gras saturés la rend semi-solide à température ambiante, son point de fusion se situe entre 35 et 42 °C.

Les principaux producteurs sont le Nigeria, la Côte d'Ivoire, le Cameroun et la République démocratique du Congo pour l'Afrique, la Malaisie et l'Indonésie (les deux premiers producteurs mondiaux en 2008) pour l'Asie, la Colombie et l'Équateur pour l'Amérique du Sud. En Indonésie, les surfaces nouvellement consacrées au palmier à huile sont passées de 14 000 ha par an dans les années 1970 à 340 000 entre 2000 et 2009, selon l'USDA.Cela provoque des destructions de forêts tropicales et de tourbières. Il en résulte une aggravation des rejets de gaz à effet de serre, mais aussi une réduction du milieu de vie de nombreuses espèces dont l'orang-outan. On estime à 5000 le nombre de ces grands singes victimes chaque année de cette exploitation. Si rien n'est fait, 98% des forêts humides indonésiennes, habitat naturel des orangs-outans, auront disparu en 2022. Entre 1990 et 2005, les nouvelles plantations de palmiers à huile ont occupé 1,8 million d'hectares en Malaisie.

On observe une forte croissance de la consommation mondiale qui pourrait atteindre 40 millions de tonnes en 2020, contre 22,5 millions de tonnes en 2010. Cette explosion de la demande constitue une réelle menace pour les forêts de la zone intertropicale. Les cultures d'huile de palme telles qu'elles sont pratiquées actuellement pour la majeure partie sont les cultures ayant le plus d'impact négatif social et environnemental au monde avec le soja.

Pâtes à tartiner, chips, margarines, plats cuisinés, biscuits, soupes, céréales du petit-déjeuner… : au fil des années, l’huile de palme a envahi la majorité des aliments industriels. Aujourd’hui, c’est une part importante de l’alimentation des pays riches qui est devenue dépendante de l’huile de palme. Mais ce n’est pas tout. A partir de l’amande de la noix, on peut extraire de l’huile de palmiste, qui sert d’ingrédient pour des peintures et des produits cosmétiques. Et voilà un juteux débouché supplémentaire.

L'ENVERS DU DECORS

risques sanitaires

En raison de sa haute teneur en acides gras saturés après cuisson, cette huile massivement utilisée par l'industrie agro-alimentaire favorise les troubles cardio-vasculaires .

Consommée sur le très long terme, elle provoque des dépôts de graisse dans les artères, qui grossissent, forment des caillots et favorisent les infarctus" affirme Raphaël Gruman, nutritionniste de Diet at Work Or, que l'huile de palme soit conventionnelle, équitable ou issue d'une filière certifiée durable, son profil nutritionnel reste inchangé, à savoir celui d'une huile riche en acides gras saturés notamment laurique, myristique et palmitique ce qui favorise l'élévation du cholestérol dans le sang et augmente le risque cardiovasculaire.

Aux marques qui évoquent les éventuelles allergies au lait pour justifier l'utilisation d'huile de palme au lieu du beurre, Philippe Imbert rétorque: "Le fait d'indiquer que des personnes sont allergiques au lait est un faux argument (...). Le nombre d'allergies alimentaires semble être en augmentation en France sauf pour ce qui concerne les allergies aux protéines de lait dont la fréquence reste stable. Avec les traitements thermiques (excepté pour le lait cru) le niveau d'allergénicité diminue fortement." Et de recommander le dernier livre du Dr Jean Marie Bourre: Le lait: vrais et faux dangers.

la catastrophe ecologique

Avec les marchés mondiaux, plusieurs pays du sud ont trouvé dans l’huile de palme un produit d’exportation très rentable. L’Indonésie et la Malaisie sont devenues les championnes de cette production. Alors que les pays africains en étaient les principaux producteurs dans les années 1960, ces deux pays asiatiques fournissent actuellement environ 85 % de la consommation mondiale d’huile de palme. Pour chacun de ces deux pays, cette production représente plus de quinze de millions de tonnes par an.

l'huile de palme est aussi une calamité environnementale, sa production étant responsable de la déforestation d'une grande partie de l'île indonésienne de Sumatra.

Raser des forêts naturelles pour planter des palmiers à huiles est devenu la priorité des industriels qui cherche à produire de plus en plus d’huile à des prix de plus en plus bas. Cette aberration écologique va totalement à l’encontre du développement durable ! La destruction de la biodiversité a un effet boule de neige qui va jusqu’à toucher la santé des populations locales. "A l’état naturel, la forêt fournit des services essentiels : elle régule l’humidité du climat, offre de la nourriture mais aussi des soins aux populations locales qui utilisent les plantes comme remède médicinal", explique Sylvain Angerand, spécialiste des Forêts à l’association Les Amis de la terre.

Pollution atmosphérique et aquatique

La déforestation est à l’origine d’un cinquième environ des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Plus d’un million d’hectares de forêt, surtout de forêt tropicale humide, sont détruits chaque mois, soit l’équivalent de la taille d’un terrain de football toutes les deux secondes3. Principalement en raison des feux de forêt, l'Indonésie est devenu le troisième producteur de CO2 de la planète après les Etats-Unis et la Chine. Par ailleurs, qui dit culture intensive de palmiers à huile dit souvent engrais chimiques et pesticides. Ces composants se retrouvent immanquablement dans les rivières alentours. "La pollution de l’eau a un impact sur la disparition des poissons et prive alors les populations de nourriture", souligne Sylvain Angerand.

Extinction des orangs-outans

Vivant dans les forêts de Bornéo (Indonésie) et Sumatra (Malaisie), l’orang-outan est l’un des animaux les plus "intelligents" de la forêt. Mais en raison de la monoculture de palmier à huile, l’animal voit son espace de vie naturel décimé, hectare après hectare. D’après l’association les Amis de la Terre, "certains planteurs qui considèrent l’orang-outan comme un ennemi pour les plantations ne se gênent pas pour les attaquer et les torturer avant de les tuer"

Les orang-outans intéressent beaucoup les généticiens et les biologistes qui étudient l'évolution humaine car ils appartiennent à la super-famille des primates hominoïdes mais possèdent une diversité génétique plus riche que les autres grands singes, n'ayant pas subi de « goulot génétique » contrairement aux espèces d'origine africaine.

. Le caryotype de l'orang-outan est le plus proche de l'hominoïde ancêtre commun à l'espèce humaine et aux grands singes. Selon les critères adoptés, ils auraient environ 3 à 4 % de différences génétique avec l'espèce humaine

Aujourd'hui, les orang-outans sont endémiques des iles de Malaisie et d'Indonésie. Le nom « orang-outan » vient du malais orang hutan signifiant « homme de la forêt ». On l'écrit aussi « orang-outang ».

L'aire de répartition des orang-outans est maintenant réduite à la forêt pluviale des iles de Bornéo et de Sumatra. Aussi bien à Bornéo qu'à Sumatra, le recul des orang-outans est lié à celui de la forêt humide.

Les orang-outans sont parmi les plus arboricoles des grands singes. Ils passent la majeure partie de leur temps dans les arbres, à la recherche de nourriture. L'animal se nourrit la plupart du temps de fruits, de jeunes pousses, d'écorce, de petits vertébrés, d'œufs d'oiseaux et d'insectes. Chaque nuit, ils fabriquent un nouveau nid perché entre 12 et 18 mètres au-dessus du sol.

La population d'orang-outans comptait en 2007 d'après l'IUCN entre 45 000 et 69 000 individus à Bornéo et 6 000 à Sumatra, moins de 30000 et 3000 fin 2010 selon une estimation des associations locales et internationales de protection de l'Orang-outan. L'espèce aura disparu totalement à l'état sauvage avant la fin de la décennie (2020) si rien n'est fait, notamment la création de sanctuaires protégés dans les dernières forêts tropicales humides malaisiennes et indonésiennes.

EQUITABLE ?

Quatre ONG, Sherpa, l’association caritative de l’église catholique allemande Misereor, le Centre pour l’environnement et le développement (CED, Cameroun) et la Fondation camerounaise d’actions rationalisées et de formation sur l’environnement (Focarpe) ont publié un rapport alarmant sur la gestion de la Socapalm, une société camerounaise de production d’huile de palme, privatisée il y a dix ans. Dans la plainte déposée le même jour auprès de l’OCDE, ces associations accusent les repreneurs de la structure dont le groupe Bolloré fait partie, de ne pas respecter le droit du travail et la protection de l’environnement. Lors d’une rencontre avec la presse à Paris, les auteurs de la plainte ont expliqué leur démarche.

Evoquant le dossier Socapalm, Samuel Nguiffo et Honoré Ndoumbè Nkotto, respectivement secrétaire général du CED et coordonnateur national du Focarpe, des ONG environnementales camerounaises, (Ces deux hommes ont durement travaillé pour établir le volumineux rapport qui a servi de support à la plainte déposée mardi contre le groupe Bolloré et ses partenaires au sujet de la gestion de la Socapalm.) ont notament déclaré

Privatisée au début des années 2000 sous l’impulsion du FMI et de la Banque mondiale qui avaient imposé au Cameroun un difficile programme d’ajustement structurel, cette société qui produit de l’huile de palme devait, via une gestion plus saine, améliorer le sort de ses employés et des populations riveraines des plantations.

Des missions auxquelles les repreneurs de l’entreprise publique ont échoué de façon cuisante, selon les associations. « Aucun engagement n’a été respecté. De sorte que la cohabitation entre la Socapalm et les populations vivant à la périphérie des plantations est devenue très tendue

Au moment de la création des plantations gérées par la Socapalm, l’Etat camerounais avait concédé de petites parcelles de terres aux populations, pour qu’elles puissent créer leurs propres palmeraies. Il leur apportait un appui technique, sous formes d’intrants comme les engrais et les outils de travail. La Socapalm achetait ensuite leur production, ce qui leur assurait un revenu.

Les repreneurs de la société ont été chargés de poursuivre cette collaboration, ce qu’ils n’ont pas fait dans le meilleur intérêt des petits producteurs, qui ont vu leurs revenus baisser. Plus grave, ils auraient, par l’entremise de leurs agents de sécurité de la société Africa security du français Patrick Turpin, commis des exactions à l’encontre des petits exploitants de palmeraies.

« Alors qu’il y a des plantations de palmiers à huile dans les villages aux alentours de la Socapalm, on se rend compte que chaque régime de noix de palme trouvé dans la région est réputé avoir été volé dans les plantations. Les détenteurs de ces régimes sont arrêtés et bastonnés. Parfois, il y a des incursions dans les domiciles privés pour saisir les régimes de noix de palme appartenant à des individus qui sont considérés comme les ayant volés dans la plantation de la Socapalm », poursuit Samuel Nguiffo. Les victimes de ces exactions seraient très nombreuses.

Mais il n’y a pas de chiffres, les faits s’étant déroulés sur plusieurs années, et les victimes ne s’étant pas plaintes, par peur des représailles. « De nombreuses personnes ont reçu des coups de couteau ou ont été blessées à la matraque. Peut-être même y a-t-il eu des morts. Les agents de sécurité entretiennent un climat de terreur », précise Maud Perdriel-Vaissière, Déléguée générale de l’association Sherpa qui a participé à la saisine de l’OCDE. « C’est quand même une milice privée qui opère en société de gardiennage », ajoute Me William Bourdin, au sujet d’Africa security.

Tentative d’expropriation

L’entreprise privée Socapalm irait plus loin dans le mépris des populations des abords de ses plantations. Elle tenterait de les faire déguerpir, en évoquant des clauses de la convention de cession de la société qu’elles ignorent. « Les populations n’ont pas été informées sur leurs droits. Il nous a fallu plus de dix ans d’efforts pour mettre la main sur une copie de cette convention.

Aujourd’hui, la Socapalm s’appuie sur le texte pour revendiquer l’extension des plantations qu’il lui accorde. Il y avait avant la privatisation des espaces appelés périphériques qui étaient relativement impropres à la culture du palmier à huile avec les techniques utilisées à l’époque. L’Etat avait laissé ces terres aux communautés pour qu’elles puissent y faire des cultures vivrières.

Aujourd’hui, la Socapalm revendique ces terrains en prétendant que les techniques modernes permettent d’y cultiver du palmier-huile. Et c’est par la force qu’elle le fait, et non le dialogue. Elle multiplie les citations directes à l’encontre des populations », indique Honoré Ndoumbé Nkotto.

A l’en croire, à part ces exactions, les populations voisines de la Socapalm n’ont en rien bénéficié des retombées de la privatisation. Pas d’électrification. Pas d’aménagement des routes. « La Socapalm utilise même les routes aménagées par les communautés sans rien payer en retour », déplore-t-il. La question de l’eau se pose encore avec plus d’acuité. Aucune adduction d’eau potable n’a été réalisée.

Pour illustrer ce dernier point, Me Bourdin ouvre le rapport d’enquête et montre une photo de villageois s’approvisionnant en eau dans une rivière boueuse et fortement polluée par les activités des palmeraies. « On est en droit de s’interroger lorsqu’on voit ces images avec des populations des villages qui vont se ravitailler en eau dans des eaux qui sont gravement polluées. On se demande quel est le niveau des atteintes portées à la santé des personnes concernées », commente-t-il.

Les employés travaillent dans des conditions proches de l’esclavage

Comme les riverains des palmeraies, les employés de la Socapalm ont vu leur situation se détériorer, avec la privatisation.

« L’emploi local a été négligé et représente moins de 10% des recrutements », explique Honoré Ndoumbè Nkotto. De leur côté, ceux qui trouvent du travail travaillent dans des conditions proches de l’esclavage. « Pour se rendre dans les plantations, ils sont parqués dans des camions comme du bétail. Ils vivent dans des camps de fortune, à la limite du supportable. Les toilettes, par exemple, sont de simples trous creusés dans le sol qu’on referme une fois que c’est plein.

La Socapalm s’active à contourner la législation sur le travail. Pour ce faire, elle utilise tous azimuts la sous-traitance. Les sous-traitants ne respectent pas le code du travail vis-à-vis de leurs employés. Et la Socapalm se dédouane en disant qu’elle n’est pas responsable de ses sous-traitants », indique Ndoumbé Nkotto.

Le responsable d’ONG a tenté, avec des élus camerounais, de dialoguer avec la Socapalm, dans l’espoir d’améliorer la situation. Mais il assure qu’ils ont tous essuyé une fin de non-recevoir de la part des dirigeants de la société.

« Le groupe Bolloré ne peut pas ignorer la situation sur place. Elle a déjà fait l’objet d’un certain nombre de reportages qui ont provoqué des poursuites contre les journalistes. On a essayé de les rencontrer mais la direction de la Socaplm sur place ne répond à aucune question. Ils ont reçu des instructions très claires », confirme Maud Perdriel-Vaissière.