le désastre nucléaire de Tchernobyl

terra Il y a 23 ans , TCHERNOBYLterre nous reste-t-il encore 23 ans?lune



Nous ne tenons la catastrophe pour possible qu’après qu’elle a eu lieu. C’est bien là la source de nos problèmes. Jean Dupuy

Juillet 1987

C’est dans la Maison de la culture de Tchernobyl que la cour s’est réunie.

Sur le banc des accusés, six hommes : le directeur de la centrale, Viktor Brioukhanov, l’ingénieur en chef Nikolaï Fomine, son adjoint Anatoli Diatlov, le chef d’équipe Boris Rogojkine, le responsable du réacteur n° 4 Alexandre Kovalenko et l’inspecteur de la Commission nationale de contrôle de l’énergie atomique Iouri Laouchkine.

Dans la salle, quelques journalistes , plus personne dans la ville, « fermée » pour « contrôle de la radioactivité ». Tous, bien sûr, souhaiteraient voir au banc des accusés des dizaines de fonctionnaires de haut vol, notamment moscovites.

Le verdict: Viktor Brioukhanov, Nikolaï Fomine et Anatoli Diatlov écopent chacun de dix ans. Les autres ont des peines moins longues. Anatoli Diatlov et Iouri Laouchkine, fortement irradiés au moment de l’accident, mourront en détention. L’ingénieur en chef Nikolaï Fomine, lui, perdra la raison. Quant au directeur de la centrale, Viktor Brioukhanov, il purgera intégralement sa peine : dix ans, jour pour jour. L’ex-directeur vit aujourd’hui à Kiev, où il est simple employé d’une firme.

L'ingénieur Viktor Petrovitch Brioukhanov avait été nommé à son poste pour" son volontarisme militant , sa volonté et sa capacité à dépasser les quotas , malgré le respect des règles de sécurité ".

C'était un apparatchik plus soucieux d'obéir que de briller .
Il faut dire que le complexe Lenine dont il était le chef avait fait l'objet de rapports très alarmants lors, déjà , de sa construction (rapport confidentiel signé EN 1979 par Youri Andropov , patron du KGB devenu ensuite président du soviet suprème de l'URSS ) . Il était fait état d'un manque total de respect pour les normes de construction et des technologies de montage pourtant définies dans le cahier des charges .

Ce complexe était une centrale nucléaire de grande puissance , située dans les faubourgs de la petite ville de PRIPYAT , une ville de 40.000 habitants , près de la frontière entre l'UKRAINE, et la BELARUS , à 15 kilomètre de Tchernobyl , 110kms de KIEV .

Bien des gens , dans ses fonctions et à cet endroit auraient eu des insomnies , pas lui.

Dans la nuit du 26 avril 1986, il dormait.

Pendant ce temps, une expérience était en cours pour tester l'alimentation de secours en cas de panne électrique. Cette vérification aurait dû avoir lieu trois ans avant cette date . L'incurie était devenue monnaie courante en URSS et les techniciens , sous-formés , sous-motivés , n'ont pas respecté les règles de sécurité .

en préparation de l'opération , la puissance thermique du réacteur numéro 4 avait été réduite des 2/3 pour se situer à environ1000 Mws et n'aurait pas dû se ralentir au-delà .

A minuit intervint un changement d'équipe , un des arrivant, modifiant par erreur un des paramètres , la pression chuta brutalement à 30 MWs. Le contremaître Anatol Dyatlov ordonna le rétablissement de l'approvisionnement électrique des villes de Pryapat et Tchernobyyl ,interrompu par la fausse manoeuvre . L'équipe , incapable de gérer l'évènement , ne put remonter qu'à 200 Mws .

Anatol Dyatlov , ingénieur en physique nucléaire, était parfaitement qualifié . Néanmoins , lors de l'installation du réacteur, les scientifiques n'avaient pas fait installer de détecteur dans le réacteur

Les techniciens retirèrent les barres de carbure de bore , pour outrepasser les limites supérieures de température autorisées et tenter de relancer la production .

Le pire était devenu inévitable .


tchernobyl avant

la centrale après l'explosion



pour lire la suite : Tchernobyl page 2

PARIS (31/8/2006) -

Le professeur Pierre Pellerin, poursuivi dans l'enquête sur le passage en France du nuage radioactif de Tchernobyl en 1986, a assuré devant la juge avoir totalement respecté la réglementation sur la protection des populations, ce que la Criirad, partie civile, conteste. "Aucune réglementation applicable à l'époque n'a été violée de quelque façon que ce soit par mon service et par moi-même", a assuré le professeur Pellerin lors d'une audition le 19 juin devant la juge d'instruction Marie-Odile Bertella-Geffroy dont l'AFP a eu connaissance.

L'ancien responsable du Service de protection contre les rayonnements ionisants (SCPRI) a été mis en examen le 31 mai par la magistrate pour "tromperie aggravée". La justice lui reproche notamment d'avoir été responsable du maintien, de l'introduction et de l'exportation de denrées alimentaires dangereuses pour la santé, car dépassant les normes fixant les taux de radioactivité présentant des risques pour la santé.

Plus de 500 victimes de maladies thyroïdiennes sont parties civiles. Interrogée par l'AFP, la Criirad (Commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité) dénonce la mauvaise foi de M. Pellerin. "La justice détient des dizaines de certificats signés de sa main affirmant que des lots d'aliments importés sont +consommables sans restriction+ alors que les analyses révélaient des niveaux de contamination très supérieurs aux limites fixées par un règlement européen du 31 mai 1986 d'application obligatoire en France"

S'il y a , à votre connaissance des inventions , des trucs ,des savoir-faire , dont il faudrait parler ,dites-nous le : nous ne sommes là que pour ça. Nous ne relaierons , par contre , jamais ,aucune information politique.
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